Vous vous apprêtez à créer (ou vous venez de créer) une entreprise ? Dans cet article, je vais vous présenter certaines des erreurs les plus fréquemment commises et que vous devez absolument éviter !

Vous vous en doutez, j’ai bien évidemment commis certaines des erreurs dont je vais vous parler, les autres ayant été commises par certains de mes pairs qui m’ont raconté leurs mésaventures !

Cette liste de 8 erreurs est loin d’être exhaustive. Si vous voulez aller plus loin, je mets à votre disposition un e-book gratuit (qui recense plus d’une vingtaine d’erreurs) et que vous pourrez télécharger sur le site.

Podcast

Si vous préférez, écoutez le podcast

Selon moi, les erreurs qui peuvent être commises peuvent être regroupées en cinq grands thèmes. Elles peuvent concerner soit la création de l’entreprise, soit le développement du business, soit le développement de l’équipe, soit l’entrepreneur lui-même et enfin la prise en compte de l’échec toujours possible. Alors passons-les en revue…

_____________________________________

Erreur 1 – Ne pas bien connaître le marché visé

Cela peut paraître curieux mais souvent l’entrepreneur ne connait pas son marché. Soit parce qu’il ne dispose que d’une compétence technique dans le domaine, soit parce qu’il vient d’un autre secteur et qu’il pense pouvoir appliquer les clés qu’il connait et maîtrise au nouveau marché qu’il vise.

Les conséquences

Vous risquez de consacrer beaucoup de temps et d’énergie à concevoir puis à lancer un produit service dont personne ne voudra. Ou bien peut-être est-il déjà obsolète car vous ne connaissez pas vraiment vos concurrents et ce qu’il proposent déjà ?

Il vous sera plus difficile de comprendre pourquoi le produit ne marche pas et donc de corriger ce qui ne fonctionne pas.

Vous ne vous adresserez pas à la bonne cible ou bien vous allez sous-estimer les coûts (production, commercialisation, communication).

Quelques conseils

  • Bien sûr, il existe des exceptions…mais ce sont des exceptions ! La sagesse consiste à se lancer dans un domaine que l’on connaît ou qu’un des associés connaît.
  • Connaître un domaine n’implique pas forcément d’y avoir travaillé pendant au moins 3 ou 4 ans mais à tout le moins y avoir consacré pas mal de temps dans une approche lobby/passion.
  • Avant de vous lancer, avant même de rédiger votre business plan, identifiez les acteurs du marché, non seulement les 2 ou 3 leaders mais aussi quelques nouveaux entrants. Analysez ce qu’il proposent et comment. Vous verrez, c’est une mine d’or ! Le but n’est pas de faire comme eux mais surtout de trouver une façon de vous démarquer.

_____________________________________

Erreur 2 – Mal s’associer

Créer seul est très difficile, cela demande beaucoup de courage et il est impossible de cumuler toutes les compétences, donc seul on fait forcément des impasses. Souvent, on démarre à deux ou plus.

Attention, mal s’associer ne signifie pas que la ou les personnes avec qui vous envisagez de vous associer sont sans valeur ou sans éthique MAIS vous sont-elles complémentaires ? Ne risquez-vous pas de trop empiéter sur les territoires des uns et des autres ?

Les conséquences

Vous risquez de trop empiéter sur les territoires des uns et des autres et de vous parasiter ce qui est générateur de conflits.

Et puis, une fois lancés, ce sera coûteux psychologiquement, vos équipes ne seront pas dupes. Et il sera difficile de faire marche arrière.

Quelques conseils

  • Tout d’abord, abordez le sujet avec vos autres associés potentiels avant la création, définissez avec précision vos terrains de jeu réciproques, identifiez vos éventuelles zones de recouvrement… elles peuvent exister mais ne doivent pas être trop vastes !
  • Si vous vous associez à plus de deux, attention à la règle du 2 contre 1 !
  • Rédigez un pacte d’associés qui prévoit des plans de sortie qui ne soient pas humiliants pour celui/celle qui en ferait les frais ou simplement la demande

_____________________________________

Erreur 3 – Trop parfaire son offre avant de la lancer

On se dit que pour réussir, satisfaire les clients, ce qu’on leur vend doit être parfait; c’est en partie vrai mais…

Les conséquences

1 – vous risquez de procrastiner et donc de perdre un temps précieux.

2 – vous ne laissez pas de part à l’incertitude et à l’adaptation.

2 – si vous attendez d’avoir un produit ou un service parfait avant de vous lancer, vous allez arriver trop tard.

Quelques conseils

  • Avec certains clients, vous pouvez jouer la transparence en créant le sentiment de communauté de clients/utilisateurs.
  • Laissez vos premiers clients le « peaufiner » parce que vous n’imaginez pas toutes les suggestions d’amélioration qu’ils vous feront ! Et là vous aurez un produit TOP.

_____________________________________

Erreur 4 – Recruter trop vite une équipe

Cela est souvent fait pour se rassurer. Cela donne l’illusion du succès mais ce n’est qu’une illusion !

L’entrepreneur démarre seul ou à deux, or l’être humain est un animal grégaire, il a besoin d’être entouré, d’échanger, de faire partie d’un « clan » et son entreprise peut être une manière de clan.

Les conséquences

Au début, il est difficile d’attirer les bons profils dont vous aurez plus tard besoin. On n’identifie pas toujours avec précision les profils prioritaires. Revenir en arrière, quand cela touche aux RH, coûte cher et fait perdre beaucoup de temps.

Quelques conseils

  • Comptez sur vous et votre(s) associé(s). Si absolument nécessaire, commencez avec le profil manquant dans votre éventail de compétences.
  • Pensez stagiaires, alternants.
  • Pensez sous-traitants car il existe de plus en plus de gens compétents qui ont fait le choix de l’indépendance et qui vous apporteront une réelle expertise.
  • Quand les ventes décolleront, allez-y mais doucement, pensez QUALITE pas QUANTITE !

_____________________________________

Erreur 5 – Ne pas envisager la sous-traitance

Les conséquences

Aussi curieux que cela puisse paraître, on intègre rarement les possibilités de la sous-traitance dans son BP.

Et puis quand cela paraît la sagesse, l’évidence, l’équipe est déjà structurée et les habitudes sont là… le recours à la sous-traitance devient plus compliqué car mal compris.

Quelques conseils

  • La sous-traitance peut s’appliquer à des domaines divers ; prenons-en trois : la communication, le commercial (recherche de prospects), le système d’information.
  • En forçant le trait, on pourrait dire « envisager de sous-traiter tout ce qui n’est pas le cœur de votre métier !»
  • Intégrez le principe de la sous-traitance dès le début, dans votre Business Plan.

_____________________________________

Erreur 6 – Ne pas s’organiser

A la différence d’un salarié, un entrepreneur touche à tout.. vente, production, finances, RH, administratif. Et il n’est pas habitué à ça.

A cela s’ajoute la remontée des problèmes ; n’oubliez pas, vous êtes désormais au sommet de la pyramide et les problèmes adorent les sommets ! Alors les prendre en compte, les résoudre va perturber fortement votre plan d’action et risque de vous détourner de vos priorités.

Les conséquences

Très vite, on ne fait plus la différence entre important et urgent, des points importants passent à la trappe ou sont remis aux calendes grecques !

Le risque est de fonctionner en mode LIFO (Last In First Out), la dernière sollicitation est la première traitée.

ET perdant un peu pied, on s’épuise !

Quelques conseils

  • Vous avez à disposition pléthore d’outils qui peuvent vous aider, alors ne vous privez pas.
  • Ne saturez pas votre mémoire, notez… utilisez un logiciel comme evernote par exemple que vous installerez sur votre smartphone et votre poste de travail.
  • Gardez une vision globale de votre business qui puisse être facilement détaillée. Je vous recommande d’utiliser la technique du mind mapping (il existe des logiciels gratuits tel que Imindmap ou pas très chers comme Mind Manager)
  • Utilisez un logiciel qui vous permet de planifier vos tâches en leur attribuant des priorités.

_____________________________________

Erreur 7 – Se lâcher

En clair, se payer un tour du monde en famille pour fêter le premier devis et une Porsche Cayenne pour fêter la première commande.

Avec ces deux exemples, je force le trait… mais c’est plus insidieux qu’il n’y parait. Vous disposez désormais de la carte de crédit de la société et il sera tentant de s’en servir plus que de raison.

Les conséquences

Cela paraît évident mais… Si vous confondez CA et résultat, état du compte en banque et trésorerie, cela va vite se compliquer.

Pensez aussi à l’effet sur votre équipe… de votre grosse berline sur le compte de la société

Quelques conseils

  • Payez-vous dès le départ, mais peut-être avec le plus petit salaire de votre boîte pendant six mois, un an voire deux… la suite ne tiendra qu’à vous !
  • La trésorerie c’est pour votre entreprise. Voyez-la comme un mix de ceinture de sécurité de gilet de sauvetage et de parachute… elle est là pour tous les types de coups durs… et ne vous inquiétez pas, il y en aura !

_____________________________________

Erreur 8 – Ne pas envisager le « Et si …? »

Se rappeler que si entreprendre était sans risque, tout le monde serait entrepreneur !

Ce qui fait la différence entre vous et ceux qui n’entreprendront jamais, c’est l’acceptation OU le refus du risque. Or entreprendre, c’est accepter le risque.

Bien sûr, vous êtes dans l’euphorie de votre projet et vous vous refusez à envisager le pire comme si cela risquait de vous décourager, de vous faire abandonner…et vous ne voulez surtout pas abandonner.

Les conséquences

Envisager le pire est très utile, je dirais même fondamental car comme le dit l’adage « un homme/une femme averti(e)en vaut deux ! ». Vous réagirez plus vite, vous anticiperez donc vous aurez de meilleures chances de trouver une solution.

Un conseil

  • Prévoir un plan B. En clair, que ferez-vous si votre entreprise échoue ? Cela peut paraître un peu fou mais cela vous permettra de vous rappeler que vous viviez avant de créer cette entreprise ET que vous vivrez et prospérerez après… au cas où !

_____________________________________

En conclusion…

Cette liste de 8 erreurs est loin d’être exhaustive. Si vous voulez aller plus loin, je mets à votre disposition un e-book gratuit (qui recense plus d’une vingtaine d’erreurs) et que vous pourrez télécharger sur le site.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *